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Politique

MOUVANCE PRÉSIDENTIELLE SECOUÉE : 7 FRONDEURS + LES PRO-BOCO OUT

MOUVANCE PRÉSIDENTIELLE SECOUÉE : 7 FRONDEURS + LES PRO-BOCO OUT

Ils avaient défié la ligne de la majorité en refusant de voter « rouge » lors de la révision constitutionnelle de 2024. Sept députés de la mouvance présidentielle, soutenus pour certains par Olivier Boco, paient aujourd’hui le prix de leur insoumission. Tous sont exclus des listes de l’Union Progressiste le Renouveau et du Bloc Républicain pour les prochaines compétitions électorales.

La fracture au sein de la mouvance présidentielle n’a jamais été aussi visible. En 2024, lors du vote sur la révision de la Constitution, sept députés du camp présidentiel ont choisi de se démarquer en votant contre le projet défendu par la majorité. Un acte qui a aussitôt été qualifié de « trahison politique » dans les couloirs des partis.

Les sanctions ne se sont pas fait attendre. Ces élus dissidents dont certains réputés proches d’Olivier Boco se voient désormais exclus des listes électorales en préparation au sein de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et du Bloc Républicain (BR). L’objectif est clair : rétablir la discipline, éviter l’indiscipline parlementaire et envoyer un message fort à tous les élus de la majorité.

Du côté des concernés, on évoque plutôt des convictions assumées et un ras-le-bol face à certaines prises de décision jugées trop centralisées. « Nous avons voté selon notre conscience », murmure une source proche de l’un de ces députés, laissant entrevoir une fracture idéologique plus profonde que ne le laisse paraître l’appareil politique.

Mais dans une mouvance qui se veut compacte et cohérente en vue des prochaines échéances, la tolérance envers la dissidence semble désormais réduite à néant. Les soutiens d’Olivier Boco apparaissent eux aussi dans la tourmente : leur proximité avec l’homme politique ne suffit plus à garantir leur place sur les listes de la majorité.

Cette mise à l’écart pose une question stratégique : le camp présidentiel a-t-il pris le risque d’encourager la naissance d’un nouveau courant autonome ? Les semaines qui arrivent diront si cette purge politique renforce la discipline ou, au contraire, ouvre une brèche vers d’autres actes de défiance.

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